Le goût du risque

 

Les individus ayant une forte propension au risque ont plus de chance de s’orienter vers une carrière entrepreneuriale. Plusieurs recherches confirment cette idée, et la Fondation de l’entrepreneurship a conduit des sondages ayant abouti à ce même constat, pour l’ensemble du Québec. Non seulement le goût du risque et l’intention d’entreprendre sont positivement corrélés, mais cette valeur est un signe distinctif des personnes qui s’affirment comme entrepreneur.

Le rapport Indice entrepreneurial québécois 2015 fournit des informations très intéressantes concernant l’attitude des Québécois face au risque. L’indice de propension des Québécois au risque a été mesuré à l’aide de deux questions: l’une en référence aux risques financiers et l’autre, aux risques de nature entrepreneuriale, incluant ceux liés à l’image de soi en cas d’échec. Voici les résultats:

  1. L’insécurité, l’incertitude et le risque figurent parmi les éléments les plus indésirables reliés à l’entrepreneuriat, pour l’ensemble de la population québécoise. En effet, 55,6% des répondants n’ont pas une forte tolérance au risque.
  2. La propension à prendre des risques des Québécois est plus élevée auprès des répondants avec une intention d’entreprendre qu’auprès des indécis et de ceux qui ne n’ont pas l’intention d’entreprendre.
  3. La propension à prendre des risques des Québécois est plus élevée dans les métropoles et dans les grandes et moyennes villes que dans les petites villes et les villages.
  4. Les immigrants ont une propension à se lancer en affaires plus marquée par rapport à la population générale. Même s’ils représentent 11% de l’échantillon, les immigrants comptent pour 18,5% des répondants (population active) affichant des intentions entrepreneuriales.

Une réflexion intéressante par rapport à la peur associée à la prise de risque

Will Smith, le très célèbre artiste américain et l’un des rares à avoir connu le succès dans trois différents médias – cinéma, télévision et musique – a mené une réflexion marquante sur la peur et la prise de risque. Partant d’une expérience vécue, Will Smith compare le risque au saut en parachute. La peur que cela engendre peut être paralysante. Mais une fois lancé dans les airs, il s’ensuit une expérience magnifique, qui anéantit totalement l’état d’épouvante qui la précède. Pour reprendre ses propres mots, «quand le risque est à son comble, la peur est à son niveau le plus bas.» The point of maximum danger is the point of minimum fear.

Une fois lancé dans l’action, la peur s’évanouit et fait place au présent: l’instant où les efforts sont mis en oeuvre. Rétrospectivement, on se rend compte que ce sentiment négatif ne s’est manifesté qu’au début du procédé, et que le passage à l’acte était un moyen de démasquer cette illusion.

Si prendre des risques fait peur, cela peut aussi tout changer, car les plus grandes réalisations se trouvent de l’autre côté du risque… calculé!

 

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